Vendredi 23 janvier 2009
"Parcourires Le Monde" Citoyen du monde

Des clowns au  forum social mondial (Bombai, Porto Alegre)

 

JP Besnard – janvier 2009

 

Le clown pour ce qu’on en connaît et qu’on en pratique a d’évidence sa place dans les événements du monde. Avec son gros nez plein d’espoir et de malice, il se doit d’aller flairer ce qui se trame de mieux là où s’invente l’avenir. C’est un citoyen du monde, un acteur du social.

C’est dans cet esprit que « Caravane théâtre » « Parcourires Le Monde » est allé à deux manifestations du Forum Social Mondial  WSF à Bombai  et à Porto Alegre.

 

Participer au forum social mondial c’est aller à la rencontre de ceux qui  cherchent d’autres modes « du vivre ensemble », c’est recharger ses capacités d’indignation, partager ses doutes et ses certitudes (Pour les clowns c’est un besoin)

Faire du théâtre et/ou du clown, c’est avant tout communiquer et partager, créer avec d’autres un langage, une poésie. Mais au-delà c’est pouvoir rencontrer ceux qui ne fréquentent pas les théâtres, pas forcément des lieux de culture, des gens venus des 4 coins du monde, des gens de toutes conditions pouvoir partager et créer avec eux des actions concrètes autour de valeurs communes.

 

C’est dans ce désir que « Caravane Théâtre » « Parcourires Le Monde »  s’est engagé à participer aux « Forum Social »

 

 Nous sommes partis pour Bombai avec des compagnons d’Emmaüs Pau Lescar, des Burkinabés de l’association AIDMR. A Jaipur nous avons retrouvé l’association JKSMS composée de travailleurs sociaux, de jeunes orphelins et de quelques acteurs de théâtre forum et de clowns que nous avions formés les années précédentes. Les trois Burkinabés et les 5 compagnons d’Emmaüs n’avaient quant à eux jamais pratiqué ni le théâtre ni le clown. Ce qui est aussi notre devise


«  Tout le monde peut faire du théâtre

Et tout le monde peut faire du clown

même les comédiens."


Ensemble nous avons élaboré un spectacle de théâtre images sur l’état du monde que nous avons donné au cœur du « Forum Social Mondial » (Plus facile d’utiliser le corps que le langage. Le non verbal a quelque chose d’unificateur)


 

Les participants pour Bombai

 

A Porto Alegre non plus nous n’étions pas seuls.

Nous avions réuni des Uruguayens de l’association « Saludarte » avec lesquels j’avais déjà donné un stage clown quelques mois auparavant,  les « Clowndestinos » troupe de clowns de Rio Grande Do Sul  que j’avais formée une année auparavant, et la superbe troupe de théâtre de rue célèbre dans la région « Oi Nois Aqui Traveiz ». Nous avons tout d’abord fait une formation à Rio Grande de 15 jours puis 15 jours d’atelier « Théâtre Forum »  « Théâtre Images » et « Clown Théâtre ». Ensemble nous avons monté un spectacle de « Théâtre Images » avec plus d’une cinquantaine d’acteurs sur « la condition du monde » et deux spectacles de «Théâtre Forum » sur l’engagement dans des actions de sauvegarde de la planète face aux danger des OGM, à l’utilisation des engrais et  pesticides et un autre sur les gestes. Les clowns Français de « Caravane Théâtre » ont donné une soirée spectacle sur leur façon d’intervenir en clown dans les enjeux sociaux et les thèmes de santé prévention.

 

Théâtre Image à Bombai


Théâtre images à Porto Alegre

 

Le « Théâtre Forum » c’est pour nous l’autre façon de questionner les affaires du monde et de tenter d’apporter des solutions. Par rapport au clown, c’est le côté face de la même pièce (de théâtre).  Le clown agit par l’humour et la dérision, le décalage, une certaine naïveté qui permet « d’y aller », une fraîcheur à renverser les tabous. Le théâtre forum tente de transformer la réalité par la concertation sur des situations concrètes, par du questionnement direct. Les deux techniques s’épaulant l’une l’autre. Le clown amène la fantaisie et quelques brins de folies dans la réflexion, il permet de faire intervenir l’imaginaire le plus audacieux. Dans le théâtre forum ou le théâtre images on montre des situations insatisfaisantes qu’on désire transformer et ce sont les spectateurs qui les font évoluer en prenant la place des acteurs.

 

Le clown est une aide précieuse pour le « Théâtre Forum » Il peut jouer le rôle d’un spectateur actif lors des représentation, de spectacles de « Théâtre Forum ». Il permet de d’en souligner les faits et de créer de la cohésion parmi les spectateurs. Il aide à susciter des réactions, des émotions.

 

Les clowns spectateurs actifs de « Théâtre Forum

 » Bombai

Les clowns en « Famille Bové spectateurs actifs de « Théâtre Forum » Porto Alegre

 

Le clown qui a cette capacité spécifique de créer de l’empathie, en intervenant directement dans le « Théâtre Forum » et le « Théâtre Images »,  pousse les plus timides des spectateurs, surtout les femmes et les enfants, à intervenir eux aussi directement sur scène, à oser donner leur opinion et  à  proposer leurs solutions.

 

Intervention des clowns dans le spectacle de « Théâtre Forum »

Les clowns se solidarisent avec les acteurs du « Théâtre Forum » ils « affichent » contre les OGM

 

Le clown permet de passer au-delà des tabous. Il incite au débat (que peut mener par la suite l’acteur de théâtre) Car qui mieux que lui peut aborder des thèmes sensibles comme la sexualité ? Alors que : « Quand on rit on peut parler de tout »

 


 Les clowns indiens font de la promotion pour le préservatif



Les clowns ont ouvert le débat autour du Sida les acteurs questionnent les « spectateurs »

 

Le clown sait désamorcer les situations de violences. En  passant par le symbolique il évite le « passage à l’acte »



Une clownette « pacifique » intervient  et calme  les passions soulevées par le spectacle

Le clown, ce citoyen ordinaire est un exemple pour les plus faibles, les déshérités, le commun des mortels. Il nous montre que ce qu’il fait, tout le monde peut faire. Il amène l’humour en toute circonstance.

 

Manifestation pour la paix. (Bombai dans l’enceinte du Forum)

Tout le groupe de théâtre manifeste « Ensemble nous avons un rêve : un monde meilleur est possible »

 

Les clowns apportent un peu d’humour dans les revendications. (Bombai dans les allées du Forum ) 


IMAGE Les clowns en première ligne de la « Batucada » (Porto Alegre ouverture du Forum Social)

Outre son implication dans le questionnement social, la revendication le combat citoyen, le clown propose des espaces de communication dans une certaine légèreté grâce et humour. Ces instants de rires et de tendresses qui sont aussi l’Homme. Le clown place la relation sur le « culturel » et non seulement autour du « lien social », il touche ainsi à ce qui est au plus profond de l’être et à ce qui fait « sens » commun à une culture et au-delà dés qu’on se situe sur l’interculturel et que l’on brasse plusieurs cultures à ce qui fait sens commun à l’humanité. Dans ce qu’il explore du politique, le clown va au-delà du combat social et il peut être considéré comme un vecteur d’espoir. Il faut bien sûr savoir pondérer ces mots avec beaucoup d’humilité car si le clown révèle, il ne le fera qu’à partir de ce qui est donné par chacun, le clown n’a rien d’un « surhomme » ou d’un meneur de foule, le clown n’a rien d’un guerrier et s’il est un peu combattant il l’est comme le sont les poètes et  les baladins, le fou du roi ou le manant. Il respire de la vie ce qu’elle exhale de plus léger et de plus beau….alors comment ne pas croire en lui comme acteur du changement, comme un des  acteurs clé d

e la cité !


« Zippo » fait la fête en solidarité avec les Tibétaines

 

Jean Pierre Besnard 

www.caravane-theatre.com

www.parcourireslemonde.com


Par jpbes
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 17 octobre 2008

Aline

 

Entre Samode et Jaipur

L’Inde de tous les contrastes

L’Inde de tous les mondes

Dignement, solennellement

L’Inde du « Tous Ensemble »

Chaude et généreuse

L’Inde poignante

Fidèle et insupportable

L’Inde opulente

Superstitieuse, légendaire

Absurde et mathématique

L’Inde de toutes mes peurs

La solitude

 


…Sur ce chemin, le clown me tient la main

Chemin faisant, chemin se fait

 ALINE

Par jpbes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 17 octobre 2008

"Mireille" 

 

Je voulais te remercier pour la qualité de ton stage, ton travail et ton organisation

je sais maintenant que j’ai un clown très métaphysique(!)                             Il est très vieux                                                                                                        Il est cheminement ...
Il vient du fond des ages...


                                                                                                                                                                 Il touche à tous les archétypes

Il a fait tous les chemins

Il est dans le processus « vie-mort-vie-et-transformation »

Il reste pour moi cette difficulté d’expression dans le domaine de la
théâtralisation je ne suis ni une comédienne ni une actrice !!!! 

Peandant la déambulation dans les rues du village, j'ai rencontré une très vieille indienne. Elle m'a pris les mains et regardé intensément. Elle était magnifique et pleine de vie malgrè son âge.... 

                                       Je n'ai plus peur de vieillir...


Merci du fond du coeur et bonne route
Mireille
Par jpbes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 17 octobre 2008

Véronique

 

Merci pour ce séjour si riche. Merci de m'avoir permis de rencontrer une partie de mon clown. A moi de l'apprivoiser, de l'observer, l'écouter, l'enrichir de mes expériences pour le voir renaître dans le partage. Tissant un lien furtif ou éternel avec tout ceux qui croiseront son chemin, étonnés par le sourire de son nez rouge !


Véronique

 

Par jpbes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 17 octobre 2008

"LEA"



C’était le plus beau voyage de ma vie. Une expérience de théâtre révélatrice et super importante pour ma vie et pour mon chemin professionnel.
 
J’ai adoré d’avoir eu la possibilité de vivre dans les familles, de partager le quotidien des gens, d’être complices avec les femmes et de m’occuper des enfants comme si c’était ma propre famille. C’est vraiment  une porte d’entrée privilégiée dans un pays aussi complexe que l’Inde, où on doit se sentir dépassée, bouleversée, perdue…j'ai aimé me lever avec les femmes et voir les enfants partir à l’école. C’est la première fois que j’ai eu la sensation de véritablement me familiariser avec une culture si différente J’ai été très heureuse aussi de partager la chambre avec Anouk. Ce fut a une chance de plus que m’a procuré ce voyage. En plus d une famille d'adoption j’ai héritée d'une sœur en or!
 
J’ai beaucoup appris durant ce stage.
C’était bien de commencer par des exercices de rencontre et des impros, on a pu vraiment se familiariser avec le groupe d indiens jusqu’à passer notre temps dans les bras des uns et des autres après.
 
J’ai apprécié les exercices sur la prise de distance par rapport à notre quotidien. J’ai été impressionnée par ce jeu qui permet de découvrir et de vivre véritablement heure par heure  ce que peut vivre un indien, une de ses  journées ordinaire. Et aussi les exercices sur les thèmes comme la famille, le mariage etc. qui nous ont fait toucher du doigt et du cœur  toutes les différences entre nos deux civilisations, nos coutumes, nos rituels, nos habitudes.


 
Quant au theatre forum, pour moi ce fut une véritable découverte. Je te garantis qu’elle va compter beaucoup pour la suite.
C’était étonnant de les voir jouer des scenarii si proches de leur réel et avec une précision et un jeu d acteur remarquable et surtout  d’arriver aux interventions du public avec nos réactions de femmes occidentales et voir toute la violence que ca pouvait amener
 
Je crois que ce qui m’a le plus marqué dans le travail c’est la découverte du théâtre image.
La force de ce théâtre ! Comment construire geste après geste un monde plus juste. Comment transformer les images du monde. C’est  très didactique mais d'une efficacité incroyable !
J'y ai vraiment trouvé là un outil qu’il me tarde d’approfondir. J’ai envie d’apprendre encore et encore ! J'y ai vu un moyen très puissant pour parler de l’oppression et une véritable méthode efficace pour en sortir
 


A partir de là, pour moi le theatre a retrouvé un sens qu'il avait perdu dans les coulisses des théâtres bourgeois
 
Les sorties clown dans le village étaient de grands moments de joie. Je n’oublierai jamais le regard des enfants, leurs sourires et leurs peurs. Je garderai toujours en souvenir l’ombres des clowns sillonnant les rues entre les artisans et les troupeaux de chèvres.
J’ai trouvé super fort la représentation du  « Clown Théâtre Forum » spectacle sur la prévention de la dysenterie (la diarrhée) chez les enfants. C’était super puissant.
 
La force que lui donnait cette foule assemblée en rond autour des comédiens clowns ! La beauté de ce groupe de clowns débarqué sur la place ! La joie et la malice des enfants à répéter des paroles si utiles et qui leur serviront surement.
 
Cette idée de faire intervenir le clown comme amplificateur des réactions, comme narrateur influent sur les schémas de théâtre forum met une force de vie incroyable dans le propos. 
 
D' une part les réactions amplifiées permettent à la mémoire du public de mieux fonctionner, tout en amenant la poésie et l’humour qui manquent parfois aux histoires douloureuses que donne à voir le théâtre (le Théâtre Forum surtout). C’est une belle façon de pouvoir rendre compte d’une réalité difficile à vivre sans démoraliser complètement le spectateur.
En Inde j’ai vu  la lune se refléter dans la boue et des sourires qui rayonneront pour longtemps dans les yeux des enfants



 

Mercie de tout mon cœur pour cette expérience. J’ai retrouvé un désir de faire du théâtre.

J’ai rencontré ce que je cherche depuis longtemps : jouer pour des populations qui n’ont pas accès au théâtre. Faire du théâtre un moyen super fort de tout exprimer même la misère la plus profonde et surtout je sais qu’il y a là tout un terrain de propositions pour une liberté à inventer
 
Je repars avec pleins d’idées dans la tète. Je muris l’idée d’aller au brésil rencontrer les compagnies dont tu m'as parlé en premier la « bande » à Augusto Boal.
Surement que je viendrai toquer à ta porte profiter du plaisir de te voir et de la chance d'avoir rencontre un grand homme de theatre et de vie!
 Merci encore "guruji"

 


                                                   LEA

Par jpbes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 17 octobre 2008


 MARIE CHRISTINE


Suite à un précédent voyage d’une collègue, nous avions un projet d'agir sur les conditions des femmes incarcérées en Inde et de remettre un don à une association JKSMS qui œuvre pour l'éducation, l'hébergement, la prévention santé,  l'insertion par la création d'activité des plus déshéritées et le soutien en matière de développement local.

Le stage clown s'intégrait dans ce programme parce qu'il permettait notamment  de rencontrer les animateurs et travailleurs sociaux de JKSMS "autrement" et de leur permettre de suivre le stage clown grâce à notre participation, de soutenir un peu du développement local en logeant chez l'habitant, et de pouvoir échanger avec les familles autrement que dans des parcours touristiques classiques. 

J’avais très envie de regarder, sentir, écouter, .....Pour pouvoir connaitre, comprendre, et me questionner sur notre rôle dans tout ça?

Pour le « stage » autour du personnage du clown j’attendais un travail, une recherche sur les émotions, sur les différentes façons de les exprimer suivant les cultures. J’en espérais une rencontre hors du langage. Découvrir, par les techniques du clown, spécialement en milieu interculturel l'observation des autres, la compréhension que certaines émotions sont universelles, alors que leurs raisons ne le sont pas.  

J’ai été souvent très étonnée par la prestation des autres participants. J’ai senti chez les autres (et moi-même) un réel plaisir pour la découverte. J’ai quelque fois même éprouvé de l'admiration devant le jeu des improvisations clown. J’ai vécu, pour moi-même le plaisir d'être dans un endroit où je peux exprimer mon moi profond et libre et pas mon moi de « ce-que-je-dois-faire »  

                                                 La déambulation

J'ai trouvé cela fatiguant, (je l'étais beaucoup), et difficile à ne pas se laisser envahir. Trop long aussi. Pas apprécié le maquillage trop important. Apprécié les sourires, les étonnements, les enfants. 

Lapproche de l’« Autre » avec le clown, le théâtre, le jeu, est beaucoup plus interpellant (et fatigant) qu’une démarche « touristique ». 

La vie dans les familles  

J’ai trouvé les familles avec lesquelles nous vivions, très attentives à notre séjour et à moi notamment à moi qui fus quelque peu « malade ».

J'étais ravie que nous soyions à plusieurs parce que parfois, je n’ai pas ressenti que c’était accueil au sein de la famille. Cette habitude qu’on les indiens de laisser les invités manger seuls, d’être discrets ? De ne pas vouloir déranger,  ressemble pour nous, occidentaux, parfois plus à de « l'hôtellerie  familiale »

J’ai vécu tour à tour :

La barrière du langage
Le plaisir de voir le rythme familial
Les rires des échanges entre femmes
Plus d'eau pour finir de me laver et toute savonnée
Pas de papier toilette
Les plats mitonnés merveilleux
Regarder les hommes dessiner
Marie-Claire qui voulait du café!
Et l'importance du gant de toilette mouillé froid quand on a chaud et qu’on est un peu patraque. 


 Ce que j’ai sur le cœur.

je ne sais pas si c'est parce que j'ai été malade et que j'ai du être sous médoc longtemps, Je suis rentrée lessivée émotionnellement, n'arrivant pas à "quitter" l'Inde dans ma tête, avalant des bouquins pour comprendre la situation, essayant d'analyser toutes les images, les odeurs, les sentiments de révolte, de compassion, de culpabilité qui m'avaient imprégnés.

Alors voilà, je ne fais pas partie des gens fatalistes et je sais que l'Inde m'a interpellée comme disent les gens biens! En terme clair, j'ai encore envie de hurler, de bousculer, de foutre une bombe à tous les riches, de pleurer sur, pour, avec ces enfants, ces hommes, ces femmes. Et comme je ne prie pas, faudra bien que je fasse quelque chose!


Peut -être le clown?

Par jpbes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 16 octobre 2008

 ANNE MARIE




Quand Anna arrive à l'aéroport de Delhi et qu'elle sort dans la rue, elle sait tout de suite qu'elle est dans un autre monde, au pays des vaches sacrées, des singes roux, des corbeaux croassant, et un flot de couleurs assaille son regard, rien que dans les saris des femmes .des odeurs d'épices éclaboussent l'air comme le tintamarre incessant des voitures, des ritchos, des motos. Ça grouille.

Elle est venue ici pour ce pays magique, mais aussi pour un stage de clown dans le petit village de Samode à 45 km de Jaipur.



Elle est logée et nourrie chez l'habitant.Des gens charmants aux petits soins tout le temps et avec qui il est agréable de bavarder le soir sur la terrasse où souffle souvent une petite caresse de vent .

Anna ne se fait jamais d'idée préconçue des choses mais les accueillent comme elles viennent.

Aussi trouve t-elle charmant la petite cour intérieure, joli patio d'arcades où le stage va se dérouler.

Elle communique facilement avec le groupe et pendant une semaine, ce sera une succession d'exercices collectifs et de jeux en solo ou à plusieurs mélangés aux clowns Hindous .

Elle a la confirmation, que la parole n'est pas toujours essentielle, par contre le regard oui.

Anna retrouve un peu de son enfance quand elle jouait des petites scènes inventées avec ses camarades de jeux.



C'est un travail de jeux. C'est un jeu de travail.

Anna a conscience d'être parfois à côté de la plaque, de ne pas donner le meilleur de ses possibilités, mais ce n'est pas grave, elle s'exprime tout de même... Elle s'amuse.

Le stage se termine par une déambulation dans la rue .

Une  nuée d'enfants surgit soudain et les marchands des boutiques arborent un plus beau sourire encore que lorsqu'ils ont réussit à vous extorquer quelques roupies de plus que d'ordinaire pour l'achat d'un bracelet ou d'un tchai...

Au revoir Samode! Au revoir!

Quelques jours à Udaipur et à Puskar.

Si Anna aime beaucoup Samode, la voilà amoureuse de Puskar.

un lac entouré d'anciens palais blancs dentelés, des marches tout autour qui descendent vers l'eau, des hommes qui se baignent des femmes  aux saris safran qui jettent des fleurs, et ces prières qui volent dans l'air comme des oiseaux porteurs de messages...



Anna est ravie de ce voyage beau riche et  intelligent !!!
Par jpbes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 16 octobre 2008

Marie José ERESEO


Je suis moi-même comédienne. J’anime aussi des ateliers de théâtre et de clown.

J’ai longuement entendu parler des stages de théâtre et de clown que mon collègue Jean Pierre mène en Inde, au Maroc : Cela m’a toujours laissée perplexe.

« Quel intérêt d’aller faire un stage de théâtre ou de clown à l’autre bout du monde quand on peut en faire de si bons près de chez nous ? »

Ou alors :  Quel intérêt de passer une partie de ses vacances à l’étranger enfermée à faire du théâtre ou du clown alors qu’il doit y avoir tellement de choses plus intéressantes à faire ?

A force d’en parler je suis allée « pour voir » En Inde où j’étais déjà par ailleurs allée 6 fois

Je n’avais pas tort dansle fait qu’on y fait du théâtre et du clown d’aussi bonne qualité qu’aux meilleurs endroits. Sauf que là, on partage l’expérience avec des participants indiens. On ne parle pas la même langue, on n’a pas la même culture et pourtant on rie des mêmes choses.

On rie surtout de soi même vu par le filtre de la culture de l’autre.

Je n’avais pas non plus tout à fait tort dans le fait qu’à l’étranger, en vacances il y a tellement de choses à faire………… s’enfermer même pour faire du clown….. ffffff !!! 

D’abord on n’est pas enfermé

Ensuite ça ne prend que quelques heures par jour sur quelques jours…… Il en reste pas mal d’autres

De plus on loge chez les habitants. On y fait ce qu’on veut :

On fait la cuisine avec eux. Ou les courses. Ou les deux

On se marre bien de leur drôlerie, des efforts réciproques pour communiquer.

On se repose, on bouquine, on va se promener dans des paysages à tomber

On visite des lieux qu’aucun touriste ne visite 

On visite la famille des uns ou des autres   

On est invité à des fêtes, des événements

Bref ! L’Inde comme même jamais imaginée en l’ayant visitée 6 fois 

Ensuite………… L’Inde reste l’Inde. Vous y croiserez sans aucun doute ces enfants qui mendient, ces gens si maigres, si pauvres, si résignés – Et oui, les castes, la réincarnation, tout ça  Si tu es né pauvre, c’est que dans une autre vie…………Alors tais-toi !

Révoltant, bien sûr. On se sent impuissant. Sauf qu’en venant là, dans ces actions menées par « Parcourires le Monde » tu seras une goutte d’eau de plus dans l’association JKSMS. 
JKSMS dont des salariés de l’association auront fait le stage avec toi et qui iront ensuite faire de la prévention avec nez de clown dans les bidonvilles.

JKSMS qui depuis 20 ans sort les  enfants des rues et leur donne une éducation

JKSMS qui parraine l’opération de Tourisme Rural à Samode, le village où ont lieu les stages de clown, là où tu auras logé chez l’habitant ;

Le plus dur dans tout ça c’est de revenir avec le sentiment que tu viens de faire quelque chose de bien dans ta vie et qu’en plus tu t’es régalée. Au début c’est dur. Faire quelque chose de bien pour les autres ça devrait coûter au moins un effort ? Non ?  Bon c’est un peu cher, l’Inde c’est loin et tu as déjà dépensé bien plus pour d’autres vacances.


Alors, voilà. Quand on aime vraiment ! vraiment ! vraiment ! la vie

On rapporte beaucoup ! beaucoup ! beaucoup !plus que ce qu’on a dépensé 

Par jpbes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 16 octobre 2008

Marie Claire  L’histoire d’un voyage en Inde (le mien)

Et…. j’ai dit : « OUI »


Il y a quelques mois, j’ai dû prendre une décision rapide, nous avions, grâce au travail effectué en France auprès des femmes en prison, la possibilité d’aller en Inde puisque celles-ci avaient choisi de remettre les bénéfices de leur travail à JKSMS, une ONG indienne de Jaipur-. 

Pour moi qui n’ai jamais voyagé ailleurs qu’en Europe, Quelle aventure ! Et même,  encore mieux, j’allais faire un stage de clown avec Jean Pierre comme « maître »…

Notre action en faveur des femmes en prison, j’en étais enchantée, même si  un peu angoissée, mais alors,  le stage de clown ? À quoi pouvait- il bien me servir sinon qu’à faire le clown ?  

Epreuve, je dis bien épreuve car je n’imaginais même pas ce que j’allais trouver là-bas, si peut-être, les palais et les personnages que j’avais pu voir soit dans des livres ou des documentaires, mais rien de concret. La culture, la vie, les monuments, à part les massages….j’en savais pas grand-chose  (pas fière, la dame..) 

J’avais une telle  l’appréhension que je n’ai bouclé mon sac à dos que la veille du départ, en souhaitant presque qu’on ne puisse pas partir, euh !...

L’arrivée en Inde à Delhi, le choc : la peur, la joie, le monde partout !....

(Principalement que des hommes…) des hommes qui se changent dehors, des femmes qui « reprennent », dans les toilettes, leur tenue indienne. Une chaleur, du bruit, une odeur (berk) une sensation de saleté. Une attente sans toujours trop savoir ni où on va, ni qui va venir nous chercher…. Bref, un électrochoc, partir ? Rester? Non, finalement, l’envie de l’aventure reprend le dessus. L’équipe de JKSMS arrive avec des colliers de fleurs, une jolie pancarte de bienvenue aux clowns. Voilà,  tout redevenait beau, accueillant et plein de curiosité autour de moi. 

La première semaine de mon voyage, en hôtel à Jaipur, joli palier, pour s’habituer à la vie indienne, pas la même conception de la propreté, de l’hygiène… une bonne idée que de passer par ce sasse. Des massages tous les jours ou presque, des rencontres avec les indiens de JKSMS, des échanges, un bafouillage en anglais bien rigolo, plus de souvenir du vocabulaire tant appris, « manger, comment on dit déjà ? » ah si, on retrouve vite car tout y est bon à manger, ça pique beaucoup les premiers jours mais petit à petit on se régale.

A part le thé, le « chine » berk, j’aime le CAFE !. Sauvée ! Ici ils ont du nescafé !

« En v’la du clown…en vl’a…et du meilleur  croyez-moi ! »


 Pendant cette semaine de stage, nous étions logé-e-s chez l’habitant. Jean Pierre avait auparavant testé nos angoisses, en nous questionnant et ce, afin de nous loger, là où le contraste de vie serait le moins difficile. Et oui, ce n’était plus l’hôtel.                                                                                          

Bien installée avec mes 2 amies, la vie en Inde allait débuter. Le premier jour du stage, rencontre avec les indiens qui participaient également. On se regarde un peu, mais très vite les sourires accueillants se dessinent sur leur visage. Les femmes sont plus retenues. Mais tous envie de faire le clown. Enfin, je commençais à comprendre ce qui se passait, faire le clown n’est pas simple, mais dès que le nez est mis, tout change, on ose un peu plus chaque jour, on rigole les uns des autres. Non pas de moqueries, simplement parce que chacun fait le clown et exprime des situations souvent drôles.

Le clown un « Sésame » pour faciliter la rencontre des cultures.

Le mélange de nos cultures et la façon de travailler, m’a permis de mieux connaître l’Inde et ses habitants. Nous mimions des moments de nos vies, chacun dans son pays. La pudeur des indiens disparaissait, nous étions dans leur vie. La nôtre aussi disparaissait, on osait, j’ai osé faire le clown ! Même si nos différences de cultures ne nous permettaient pas de réellement faire passer le message ou du moins pas le même !!! 

Notre rencontre avec les habitants, si elle ne s’était pas faite de cette manière ne nous aurait pas permis de les découvrir. En clown, nous étions proches. La difficulté de la langue n’existe plus, tout le monde se comprend et chaque jour de mieux en mieux. 

La communication entre nous est faite, plus de différence, d’âge, de sexe, de culture, de langue, on vit tous ensemble la même aventure. 

Le Ballades clownesque dans le village.

Le meilleur moment d’échange, de rire et de complicité a été celui où nous dévions nous promener en clown dans le village. Les préparatifs du maquillage, chacun maquille l’autre, indiens pas indiens, pas de différence, l’éponge et les couleurs circulent. On voit nos têtes, trop drôle, aussi beau ou ridicule, on ne sait pas, les uns que les autres. 

Mettre en pratique dehors, déguisés, notre moyen de communication appris lors de ce stage, sans parler en fait, les indiens étaient comme nous, ils devaient rentrer en contact avec les gens rien que par la façon d’être. Quand même, ils étaient plus à l’aise que nous, mais nous étions vraiment tous ensemble.  

Les gens nous accueillent avec le sourire, les enfants petits nous regardent avec des yeux apeurés, les plus grands veulent nous toucher, parfois abîmer nos beaux habits de clown, les hommes sourient mais restent à leur place. Certaines femmes nous approchent, veulent jouer avec nous, veulent nous toucher. C’est trop beau, un bonheur qui se partage .Nous avons circulé dans le village avec une horde d’enfants, qui n’oubliaient pas, bien sur de nous demander : « one pen. » 

Le clown. L’idée de m’en re servir, après, ICI, dans le cadre de mon métier ….

Cette façon de faire le clown, de jouer, mais surtout de découvrir une méthode de l’approche de l’autre différente de celle que je connais, me donne envie de me servir de quelques petits trucs dans le cadre de mon métier. Bien sur pas avec le nez, quoique ? Permettre à des personnes, en manque de confiance de s’adresser à d’autre professionnellement. En travaillant l’expression, arriver à se faire comprendre, à transmettre une émotion  rien que par le visage. Jouer des situations angoissantes, voilà ce que je « pique » à mon formateur !!! 

Ce stage, ce voyage a été une réussite, mais et oui il y a un mais : pleurer pour avoir du café, partout où l’on va, gentiment on vous offre du « Chine » une espèce de thé, épicé avec du lait……..Beurk Beurk et Beurk. La prochaine fois, car pour moi il y aura une prochaine fois et très vite j’espère, j’amène mon café……. 

Du clown encore et encore !!

Revoir l’Inde,  refaire le stage de clown pourquoi ? D’abord parce que j’ai aimé ce pays et j’y ai tout à apprendre, à me familiariser avec cette autre façon de vivre, à accepter toutes ces religions qui m’ont angoissée lors de nos visites dans les lieux de culte. A poursuivre le projet qui m’a amené à accepter ce voyage, participer à des échanges de connaissances et de compétences avec JKSMS.

Je ressens le besoin de refaire ce stage de clown car la fatigue liée à tant de découvertes, au changement de vie, mon amie malade…. m’ont donné la sensation de ne pas avoir vécu jusqu’au bout et assez intensément mon stage, je reste sur : « Il me manque quelque chose » !

J’aurai préféré, enfin je pense, que le stage dure plus d’une semaine  mais coupé d’un retour à une vie plus proche de nos habitudes. Prendre le temps de souffler avant de reprendre.

A très bientôt pour de nouvelles aventures de clown indien et Merci Jean-Pierre pour tout ce que tu m’as permis de vaincre et surtout l’envie de refaire.

Marie Claire

 

Par jpbes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 16 octobre 2008

Théâtre forum : LA FAMILLE IDEALE

 

L'après midi, la mère prépare le repas. Le père se réveille de la sieste de mauvaise humeur


 

Le père : Et toi !

La mère : Oui, oui

Le père : Donne moi le thé, je suis pressé, j'ai beaucoup de

choses à faire.

Qu'est ce que tu fais là ? Donne moi tes vêtements, il est déjà quatre heures.

La mère : oui, oui

Le père : Habille moi, et les boutons. Où est ce que tu as la tête aujourd'hui?

La mère: pardon, pardon

le père : Les chaussures !

La mère : sois un peu gentil avec ta femme

Le père : Je sais comment il faut faire avec sa femme !

 

Le fils, Mustapha,  rentre de l'école.

 

La mère : Mustafa !

le fils : Oui maman

la mère : Va  m'étendre le linge!

Le fils : Non maman, je ne peux pas le faire, je suis fatigué,

La mère : à 16 ans tu pourrais comprendre et aider un peu ta mère !

Le fils : j'ai été toute la journée à l'école. Fais-moi plutôt un bon thé à la menthe, tout de suite.

 

La fille  rentre de l'école

 

le fils : Tu as 15 minutes de retard. Où étais tu jusqu'à présent Aïcha?

La fille: Cela ne te regarde pas

Le fils : Je suis ton frère. Tu dois m'obéir.

La fille ; J’étais avec une amie

Le fils ; Fais bien attention. Si tu me mens, Je dis à papa que tu parlais avec un garçon.

La fille : S'il te plait ne dis rien à papa il pourrait me frapper pour cela.

Le fils : D’accord. Mais attention : demain tu rentres tout de suite après l'école. Si non....!!

              Maintenant tu repasses ma chemise vite je dois sortir.

 

Le père arrive

 

Le père : Quoi! Le repas n'est pas prêt!

Ils passent à table.

 

Le père : Encore ce mauvais couscous ! Tu ne sais même pas faire la cuisine. Ma femme, tu n'es bonne à rien!

Il renverse le plateau,

Le père : (à sa femme) toi  ramasse ça!

Le téléphone sonne, la fille répond

La fille : Allo

Rachida : Allo Aïcha, c'est Rachida, est ce que tu veux aller au cinéma avec moi ce soir?

La fille : je ne sais pas, il faut d'abord que je demande à mes parents.

 

Elle va voir sa mère

 

La fille: maman

La mère: oui

La fille: maman, est ce que je peux aller au cinéma ce soir?

La mère: tu sais très bien qu'il faut que tu demandes à ton père.

 

Elle va voir son père

 

La fille : Papa, est ce que je peux aller ce soir au cinéma avec mon amie Rachida

Le père : Au cinéma? Hors de question!

La fille : Mais papa, j'ai 18\ 20 en mathématiques!

Le père : même si tu avais 20\20, Il est hors de question que tu ailles au cinéma.

Les filles ça reste à la maison. Apprends plutôt à soigner ton futur mari. Tu vois ta mère elle est allée à l'école et elle est bonne à rien à la maison.

La fille : Papa. Le monde a changé.

Le père :(très en colère) Ici on change rien!!! Elle n’est pas bonne la tradition? Fais bien attention ma fille.

 

Le fils : bon, papa, je vais au cinéma avec des amis.

Le père : d'accord, mon fils.

La fille : et moi, alors?

Le père : toi, va aider ta mère.

 

La fille va trouver sa mère

 

La fille ; maman il faut faire quelque chose.

La mère : ma fille c'est comme ça la vie.

 



Le public viendra remplacer la mère et la fille pôur trouver des solutions à leur problèmes :




 ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Théâtre Forum : Forum « La Petite Bonne »

 

 

Scène 1 :

 

Dans la maison d'une famille pauvre la mère passe le balai et le père rentre, il a l'air fatigué.

 

La mère : Alors mon mari, ce travail tu l'as eût.

Le père : Eh non, je ne sais plus quoi faire, 3 mois qu’ils me font croire que j'aurai un poste dans cette nouvelle usine.

La mère : Comment on va faire mon mari, comment nourrir les enfants ?

Le père : Je ne sais pas, le chômage perdure, Dieu le sais

 

Les enfants rentrent de l'école.

 

Khadija : papa, Maman, Salam Alekum, ça va ? ... J'ai une petite faim ... Il n'y a que du thé ?

La mère : Ecoute ma fille, il faut que l'on vous parle.

Le père : Je n'ai pas eu le travail tant attendu ... les temps sont durs, je n'ai aucune solution, il va falloir penser à travailler.

Khadija : Mais papa, comment on va faire ? Et l'école ?

Mohamed, le frère : Moi je ne veux pas travailler, je veux aller à l'école, je ne veux pas finir comme toi (il sort)

Le père: je sais mon fils...(Khadija sort aussi)

Les deux parents restent en image.

scène 2

 

Au même moment la scène 2 s'anime  La famille est riche cette fois ci

 

Le père est fier du foulard qu'il a offert à sa femme. Il se met devant la télé, la mère est contente...Elle se fait belle comme d'habitude.

Le fils écoute le walkman.

Le père a soif, il va chercher de l'eau à la cuisine.

Le père: c'est pas possible cette maison est sale...(à sa femme) tu n'en as pas marre de te regarder le nombril.

La mère: il faut bien que je prenne soin de ma grande beauté;

Le père: et toi mon fils tu ne peux pas ranger un peu?

Le fils: non papa, tu sais que je travaille, je ne peux à ranger cette maison.

La mère: laisse notre ingénieur tranquille il apporte de l'argent dans notre maison

Le père : depuis que nos filles sont mariées, cette maison est laissée à l'abandon.

La mère s'approche avec séduction: écoute mon mari, il nous reste la solution de prendre une bonne tout faire! Elle s'occupera de la maison pendant que je m'occuperai de ma beauté.

 

Tous en même temps: une bonne...ouara

Le fils se frotte les mains

La mère  au téléphone: bonjour Aïcha ma douce ami.. tu as toujours un bon plan pour trouver des petites bonnes courageuses et discrètes...mes petites mains douces ne sont pas faites pour le ménage...oui toujours ok, dés demain

le père et la mère reste en image

 

scène 3

la copine (Aïcha rencontre les parents de Radija...elle murmure sa proposition en montrant du doigt la famille riche et Radija)

 

Scène 4

 la famille pauvre. Une solution apparaît enfin...

Le père: envoyer Radija travailler un an ou deux  c'est la seule solution? Ils payent bien? Bon d'accord.

La  mère: les enfants... venez voir... votre père a quelque chose à vous dire.

Le père: Radija tu vas être courageuse ma fille... tu dois nous aider et aller travailler un ou deux mois chez une famille en ville... on viendra te récupérer dés que j'aurais un boulot.

Radija mais papa, je veux aller à l'école comme mes copines (en pleurs)

Le père: tu n'as pas le choix ça passera vite.

Radija: non je ne veux pas...

 

La mère enlève le cahier, le père l'amène de force dans sa nouvelle demeure le frére ne bouge pas.

 

Scène 5

Le père amène sa fille dans la famille, il reçoit une petite somme d'argent

La mère de la famille riche: tenez pour vous aider.

 

Scène 6

 Kadija commence sa nouvelle vie.Elle se tourne vers les trois protagonistes de la famille aisée. Elle se fait exploiter, maltraité (elle amène le thé, lave les vêtements.....) Image: elle est écrasée par toute la famille. Elle tombe à genoux leurs mains sur la tête. Pendant ce temps, quelqu'un vient voler le foulard de la femme riche  et sort discrètement. L'image se remet en mouvement. Les trois de la famille montre Radija d'un doigt accusateur.

 

Scène 7

Un policier arrive et amène Radija.


Le public vient au secours de la "Petite Bonne" en prennant sa place dans cette histoire.


 

 

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 Textes en langue Arabe

 

 

الشخصيات

الطبيب : عبد اللطيف بلا نيف وزرة بيضاء

4 الطلبة (حسن، (موسيقي)، فاطمة، أنوك، بيتي)

4 دبانات (عتيقة، حسن (صغير)، ستيفان، عبد الكبير

2 دودات (صوفي، عبد الكبير)

4 مرضى  (فاتي، مريم، كارولين، حسن)

راجل ومرتو (مريم، يفن)

مريض العينين (رشيدة)

 

مقدمة

 

تيدخل الطبيب بوحدو باش إيدير واحد الندوة على الوقاية الصحية ( سادتي آنساتي تيظهر ليا باللي كاين المشاكل الصحية فهاذ الدوار لهذا جبنا درس جامعي على الوقاية الصحية  باش نستفدو وهاهما الطلبة ديالي )

 

(دخلو الطلبة فصف واحد ، ودار عندهم الطبيب  كيراقبهم واحد بواحد ) ، لأجل الوقاية الصحية خاصنا نبدوا بروسنا ( واش غسلتو يديكم ؟ الوجه؟ السنان؟ الشعر؟ (لكمل لكمل)

 

واش تتعرفو أن مع الحرارة خصنا نشربو بزاف ، واحد الطالب كيخرج واحد القرعة ديال الما... الما ديال البير تنطلبوا من المهرجين .. ( واشندكم البير ؟ واش صرحتو به؟ ) تيعلن الطبيب على أن معالجة الماء مجانية

هجوم الدبان على المهرج اللي تيطلب النجدة .. الطبيب تايكول .. (خاصنا أنغسلوا وفمنا بالصابون)، الطبيب تايشوف العينين وكيعلجهم بالتقطيرة.

زوج من المهرجين جابو للطبيب والدهم زيبو اللي مريض بالسخانة . أعبر  ليه الطبيب درجة الحرارة .. درجة الحرارة مرتفعة ، كنفزكو الفوطة وكنديروها فوق راسو، .. درجة الحرارة باقي مرتفعة، إذن تنديروه فالماء

زيبو كيمشي المدرسة ... واش افطر مزيان (الآباء : لا ) المهرجين تيقدمو ليه واحد الصندويتش ، كلاه الأب وأخرج بالزربة

تيوصلو 4 ديال المرضى  ضرهوم كرشهوم

وفي الأخير ندوة .. الطبيب تايكول فهامتو مزيان؟ سؤال موجد للطلبة تم للجمهور.. عندكم أسئلة وألان غادي نمشيو للدوار المجاور

 

الوسائل:

5 وزرات، فرشات الأسنان+ شطابة

4 صابونات ، مقص ظفار، تيو، صناتة ، محرار ، بانيو

4 سليبات

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

___ العائلة المثالية

بعد الزوال تهيء الام الطعام، واستيقظ الاب من القيلولة

الاب : واهيتا

الام: نعام

الاب: سربي جيبي لـي أتاي راه أنا ممساليش عندي بزاف مايدار

اش تديري اش تديري جيبـي ليا لحوايج سربـي راه الربعة هادي

الام: وخا وخا

الاب: لبسي ليا لحوايج. او صدافـي راه نسيتيهم فين مشا عقلك

الام: سمح ليا سمح ليا

الاب: او صباط

الام: كون شويا ظريف مع مرتك

الاب : أنا تنعرف كيفش ندير مع رتـي

الابن مصطفى جاء من المدرسة

الام: مصطفى مصطفى

الابن: نعام

الام: هاك نشر ليا لحوايج

الابن: سمحي ليـا  أماما منقدرش رانـي عيان

الام: راه عندك 16 عام خصك تبقى تعاون امك

الابن: نهار كامل وانا في المدرسة، صايبي ليا واحد اتاي منعنع بالزربة

دخلت البنت جاءت من المدرسة

الابن: عندك 15 دقيقى ديال الروتار فين كنتـي حتا لدابا

الابنة: دخول سوق راسك هادشي ماتيهمك

الابن: أنا راه خوك خاصك تبقي تسمعي ليا

الابنة: كن مع واحد صاحبتـي

الابن: ردي البال راه الا كذبتـي راه غادي نكول لبابا راه كنتي مع واحد الدري

البنت: عافاك متكوليه والو راه غادي ادربنـي

الابن: واخا ولكن غدا دخلي فـي الوقت من بعد المدسة والا … يلاه دابا حددي ليا هاد القميجة سربي راه باغي نخرج

دخل الاب.

الاب: أشنو. باقي موجدتيش لغدا؟

الاب: اش هاد سكسو باقي كاع متتعرفـي اطيبـي متتصلحي لوالو

(قام الاب بقلب صنية الطعام)

الاب ( لزوجته): يلاه جمعـي هادشي

الهاتف يرن  تجيب البنت 

 البنت : الووو 

رشيدة : الو عائشة انا رشيدة واش بغيتـي تمشي للجمعية باش نشاركو فـي الانشطة ديال المهرجـان

البنت: اشنو نمشيو للجمعية بلاتـي بعدا نسول والـديا هما اللولين

البنت تسـأل أمها

البنت: ماما

الام: نعام

البنت: ماما واش ايمكن نـمشي للسينما هاد الليلة؟

الام: راكي عارفـة بانـه خاصك تشـاوري باباك

البنت تذهب لتسـأل أباها

البنت: بابا واش امكن نـمشي للسينما هـاد الليلة مع صاحبتـي رشيدة

الاب: للسينما؟ لا ما يمكنش

البنت: ولكـن بابا أنا عندي 18/20 فـي الرياضيات

الاب: ولو تجيـبي 20/20  مل يمكنش تمشـي للسينما البنات تيكلسو فـي الدار. شوفي امك كانت فـي المدرسة او متـاتعرف والو.

البنت: بابا راه الوقت تبدلت

الاب غاضبـا

هنا حتـى شي حاجة متغيرت حذري

الابن: بابا راه غادي نـمشي للسهرة مع صحابـي وراه غادي نتعطل

الاب: وخـا اولدي الله ايعاونك

البنت: ونـا

الاب: نتي عاونـي امك

ذهبت البنت عند امهـا

البنت: ماما خصنا نلقاو شي حل

الام: هادي هـي الدنيا

البنت: لا ماشي هدي هـي الدنيا

__________________________________

يوليوز 2008

صفر عائلة بونظيف إلى أكدز

 

 

1-تيعلن المنشط على وصول عائلة بونظيف

2- أعضاء العائلة تيدخلو بواحد بواحد وتيقدمو روسهم للحضور ، وتيعلنو على المكان اللي غيصفرو ليه وعلاش غيصافرو ليه، وتيوصفو سيارتهم الجديدة 4*4 اللي غايصفرو بها

الأخطاء المرتكبة

3- تتنطلق السيارة والبكاج فوق أريوس أعضاء العائلة، المنشط كيتدخل باش إحبس الحدت وتيطلب من احد المتفرجين باش إصحح المخالفة. لهاذا دار ليه الشابو ديال الجوندارم فوق راسو وتيطلب منو باش إشرح المخالفة لسائق السيارة الجديدة 4*4

4- عائلة بونظيف أنسات حزام السلامة وناض الصداع والضجيج فالسيارة

5- تيسرسر التيلفون، مامي بونظيف هايا اللي على الخط، الأم تتجاوب، ودوزات التلفون لراجلها اللي صايك

6- عائلة بونظيف تاهو فالطريق، الأم تتفتح الخريطة الطرقية وتتوريها لراجلها اللي صايك اللي اصبح ماتيشوف كدامو.

7- عيا السائق وأطلب من بنتو تصوك، وأرجع اللور باش إشرب البيرا ، ومن بعد واحد الموهلة ديال البول، الأب ارجع الكدام باش إيصوك .. ضجيج أوصداع في السيارة

8- من بعد ما دوز الأب البولة لمرتو، واحد السائق ظوبل السيارة .. كلشي العائلة وقفات فوق المقاعد باش أتسب وتعاير السائق اللي مظوبل

9- وقفات السيارة وركبات معاها واحد لمرا مع طفلها فالمقعد الأمامي.. الزحام والضجيج في السيارة

10 بعد ساعات من الطريق نعسات الأم وهيا صايكا

في الأخير فضلت العائلة تخلي السيارة وتكمل الطريق برجليها حتى ألوطيل ديال أكدز

___________________________________________

Par jpbes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Présentation

  • : Theatre voyage
  • theatre-voyage
  • : voyage association theatre maroc inde Voyages
  • : Partager les expériences humaines vécues durant les voyages et les rencontres inter culturelles. Donner un espace de parole à tous ceux qui ont partagé bonheurs et galères avec le théâtre et les voyages. Rencontrer des personnes qui ont développé des actions artistiques diverses, Clown, théâtre …qui ont développé des actions de solidarité entre les pays du nord et ceux du sud. Ceux qui ont mis en place des voyages solidaires. Evoquer l'Inde, le Brésil, le Maroc,...
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Recherche

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus